Ce bouton “J’aime” qui cache la forêt

En annonçant aujourd’hui les “socials plugins” lors de sa conférence F8, Facebook vient de renforcer sa position de centre des interactions sociales. La mise à disposition d’un bouton “J’aime” n’est qu’un petit élément de la stratégie de Facebook pour devenir la sur-couche sociale du Web.
“J’aime” va envahir le web.
L’annonce la plus grand public de cette conférence restera l’ouverture des “socials plugins” : le moyen pour n’importe qui (capable de faire un copier/coller) de relier son site avec facebook et sa communauté.
Ainsi vos visiteurs pourront très simplement dire à leurs amis qu’ils aiment telle page de votre site en ajoutant un petit commentaire. Fini le partage qui ouvre une nouvelle fenêtre et une validation, ici tout est intégré au sein de votre site et ce sans avoir à se connecter si l’on a déjà une session Facebook d’ouverte.
Il ne fait pas de doute que les sites qui produisent de l’actualité, du contenu mais également qui vendent des produits vont se jetter sur cette fonctionnalités pour donner de la visibilité à leur contenu.
Ma communauté, mon réseau de VRP.
Comment ces “socials plugins” vont séduire les éditeurs de site ? En premier lieu par la simplicité de leur mise en place. En proposant basiquement une intégration via iframe, il suffit de copier/coller deux lignes de code pour l’activer sur son site Web.
Mais aussi en offrant un moyen de promotion de la part de ses propres lecteurs avec un engagement élevé. Vous tenez un site e-commerce en B-to-B, avec un simple bouton sur chacune de vos fiches articles n’importe lequel de vos clients peut faire rayonner votre produit dans un contexte qu’il maîtrise et vers des personnes qu’il connait.
Avec le plugin “Recommendation”, les suggestions clients ne se font plus en fonction de vos achats, visites, mais en fonction de vos amis, vos proches. Le social commerce a la porté de n’importe qui avec un engagement simplifié puisque dans une atmosphère connue et maîtrisée.
Votre boutique en ligne se retrouve au centre d’une expérience sociale. Je vous laisse découvrir la boutique US de Levis qui utilise ces différents plugins.
OpenGraph place Facebook au centre du Web Social.
Mais ces plugins ne sont que la partie visible de l’iceberg social dans lequel Facebook souhaite placé le Web. Mark Zukerberg a en effet profité de F8 pour annoncer OpenGraph, une API qui rend chaque élément (produit, lieu, marque, sites, pages, etc.) ce qu’on pourrait appeler un objet facebook. Il devient alors très simple pour Facebook de classer les intérêt de ses utilisateurs sur leurs profils et de créer des connexions entre ces centres d’intérêt.
Quelque soit le site depuis lequel un utilisateur a signaler son intérêt pour un film par exemple, Facebook le centralisera via OpenGraph et pourra agrémenter son réseau d’intérêt. Les éditeurs n’auront qu’à imaginer ce qu’ils pourront faire de toutes ces données.
Avec ses “socials plugins” et son OpenGraph, Facebook vient d’ouvrir grand le portes de son écosystem. “The default is now social.”

22 avril 2010 à 11:36
Me suis fait piéger tiens ^^
Bon article, au demeurant :-)
22 avril 2010 à 12:14
Pièger ?
Merci ;)
22 avril 2010 à 5:53
C’est pas forcément un mal en soi : outre le fait que de plus en plus de sites pourront aller piocher facilement dans nos infos personnelles (publiques), tant mieux si c’est pour nous proposer quelque chose susceptible de nous plaire.
Je pense qu’il faut pluss s’inquiêter du fait que les développeurs peuvent désormais stocker ces infos personnelles plus de 24h alors qu’ils devaient les redemander régulièrement avant.
23 avril 2010 à 12:39
[...] l’annonce de Facebook sur ses socials plugins, j’ai cherché a reproduire le bouton “J’aime” que l’on retrouve sur [...]